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Contenu de la décision

Supreme Court of Canada / Cour suprême du Canada

 

 

(Le français suit)

 

JUDGMENT TO BE RENDERED ON APPEAL

 

December 8, 2025

 

OTTAWA – The Supreme Court of Canada will deliver its judgment on the following appeal at 9:45 a.m. ET on Friday, December 12, 2025.

 

 

His Majesty the King v. David Carignan (Que.) (41186)

 

41186       His Majesty the King v. David Carignan

(Quebec) (Criminal) (By Leave)

 

Publication ban in case

 

Criminal law — Arrest — Police — Powers — Arrest without warrant — Whether s. 495(2) of Criminal Code modifies peace officer’s power to arrest person without warrant — Whether s. 495(3) of Criminal Code excuses non‑compliance with s. 495(2) — Whether Court of Appeal erred in finding that trial judge had erred in summarily dismissing motion in which unlawfulness of arrest by reason of non‑compliance with s. 495(2) was alleged — Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C‑46, s. 495.

 

The respondent was arrested without warrant by the police 11 days after the date of an alleged crime. At his trial, he brought a motion in which he claimed that his arrest and his detention following his arrest were unlawful pursuant to s. 495(2)(b), (d) and (e) of the Criminal Code and s. 9 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms. He argued that the power to arrest and detain without warrant for a hybrid offence is lawful only if the peace officer has reasonable grounds to believe that an indictable offence was actually committed or is about to be committed and that such measures are necessary in the public interest.

 

The trial judge summarily dismissed the motion on the ground that it had no chance of success. The police officers could, pursuant to s. 495(3) of the Criminal Code, proceed solely on reasonable grounds to believe that an indictable offence was actually committed. There was nothing unlawful about his arrest. The Court of Appeal found that the trial judge had erred in refusing to hold a voir dire on the motion, because the motion was not bound to fail. The right to challenge the lawfulness of the arrest without warrant is guaranteed by the terms of s. 495(3) in accordance with a viable interpretation of the limitations imposed on the power of arrest without warrant set out in s. 495(2). The Court of Appeal ordered a new trial.

 

 


 

 

PROCHAIN JUGEMENT SUR APPEL

 

Le 8 décembre 2025

 

OTTAWA – La Cour suprême du Canada rendra jugement dans l’appel suivant le vendredi 12 décembre 2025, à 9 h 45 HE.

 

 

Sa Majesté le Roi c. David Carignan (Qc) (41186)

 

41186       Sa Majesté le Roi c. David Carignan

(Qc) (Criminelle) (Sur autorisation)

 

Droit criminel — Arrestation — Police — Pouvoirs — Arrestation sans mandat — Le paragraphe 495(2) du Code criminel modifie-t-il le pouvoir de l’agent de la paix d’arrêter une personne sans mandat ? — Le paragraphe 495(3) du Code criminel excuse-t-il le non-respect du paragraphe 495(2)? — La Cour d’appel a-t-elle erré en statuant que le juge de première instance a erré en rejetant sommairement une requête alléguant l’illégalité d’une arrestation en raison du non-respect du paragraphe 495(2)? — Code criminel, L.R.C. 1985, c. C-46, art. 495.

 

(Ordonnance de non-publication dans le dossier)

 

L’intimé a été arrêté par la police sans mandat onze jours après la date d’un crime allégué. Lors de son procès, il a présenté une requête dans laquelle il a prétendu que son arrestation et sa détention suite à son arrestation étaient illégales en vertu des alinéas 495(2)b), d) et e) du Code criminel et l’article 9 de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a prétendu que le pouvoir d’arrêter et de détenir sans mandat pour une infraction hybride n’est légal que si l’agent de la paix ait des motifs raisonnables de croire qu’un acte criminel a réellement été commis ou s’apprête à l’être, et que ces mesures soient nécessaires dans l’intérêt public.

 

Le juge de première instance a rejeté sommairement la requête au motif qu’elle n’avait aucune chance de succès. Les policiers pouvaient, en vertu de l’art. 495(3) du Code criminel, procéder uniquement selon des motifs raisonnables de croire qu’un acte criminel a réellement été commis. Il n’y avait aucune illégalité dans son arrestation. La Cour d’appel a statué que le juge de première instance a erré en refusant de tenir un voir-dire pour évaluer la requête, car la requête n’était pas vouée à l’échec. Le droit de contester la légalité de l’arrestation sans mandat est garanti par les termes du par. 495(3) selon une interprétation viable des limites imposées au pouvoir d’arrestation sans mandat énoncées au par. 495(2). La Cour d’appel a ordonné la tenue d’un nouveau procès.

 


 

 

 

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